En 2005, la Thaïlande a été frappée par une épidémie de VIH et de SIDA, qui a été qualifiée de plus grande catastrophe sanitaire en Thaïlande à ce jour. Cela a créé un problème majeur pour l’industrie du tourisme thaïlandaise, qui a énormément souffert du nombre élevé de touristes qui ont quitté le pays à la recherche d’une meilleure santé et d’une vie meilleure. Parmi les nombreuses mesures prises par les autorités thaïlandaises pour réduire la propagation du VIH et du sida, l’une d’entre elles était de prévenir l’introduction de rapports sexuels non protégés. L’instauration d’une ligne téléphonique spéciale pour la prostitution visait à garantir que toutes les prostituées du pays seraient informées des risques liés aux relations sexuelles non protégées et à réduire les risques d’être victimes de traite et de prostitution.

Des téléphones aux hotlines de prostitution ont été mis en place pour permettre aux femmes et aux hommes qui souhaitent avoir des informations sur la prostitution de dénoncer leurs supposés proxénètes ou prostituées directement aux autorités sans craindre d’être arrêtés. Bien qu’il s’agisse d’un exemple de technologie prenant le relais de la fonction traditionnellement exercée par les femmes et les hommes dans les toilettes publiques et sur les lieux de travail, cela ne signifie pas que l’introduction du téléphone ait atténué les sentiments réels derrière la mise en place de ces services. On espère plutôt que l’introduction du téléphone a accru la transparence et donc la sensibilisation des prostituées qui autrement n’auraient pas été en mesure d’identifier leurs souteneurs ou prostituées par leurs appels. Cela aurait rendu les efforts de la Thaïlande pour réduire la propagation du SIDA beaucoup plus fructueux. On pense que l’introduction des téléphones a joué un rôle majeur dans la réduction du SIDA en Thaïlande.

L’utilisation du téléphone pour aider à réduire l’incidence de la prostitution vise également à accroître l’autodétermination de ceux qui recherchent un moyen de subsistance grâce à la prostitution. Cela renforcerait à son tour la capacité de la Thaïlande à réduire la prévalence du VIH et du SIDA. Le gouvernement thaïlandais espère qu’en veillant à ce que les personnes qui utilisent les services de prostituées aient une connaissance et une compréhension adéquates des risques encourus, elles seront mieux à même d’exercer leur droit de choisir quand et comment elles se livrent à une activité sexuelle. Ceux qui ne peuvent décider de s’abstenir de se prostituer peuvent utiliser les installations fournies par les téléphones pour informer les autres sur leur profession. prostituees nyon

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